Histoire du 20ème

dernière étude INSEE

Etude INSEE de 1999 - Le 20e arrondissement de Paris L'arrondissement en chiffres SUPERFICIE : 598,4 hectares (7e rang), dont 24,5 % pour la voirie LIMITES : Au Nord : Rue de Belleville, avenue de la Porte des Lilas À l'Est : Communes des Lilas, de Bagnolet, de Montreuil-sous-Bois, de Vincennes, de Saint-Mandé, À l'Ouest : Boulevard de Belleville, de Ménilmontant, de Charonne Au Sud : avenue du Trône, cours de Vincennes, avenue de la porte de Vincennes QUARTIERS : Belleville (77e), Saint-Fargeau (78e), Père-Lachaise (79e), Charonne (80e) POPULATION : 183 093 habitants en 1999 (3e rang), 8,6 % de la population parisienne, - 0,7 % par rapport à 1990 DENSITE BRUTE (1): 30 594 habitants au km2 (4e rang), Paris : 20 164 habitants km2 STRUCTURE PAR AGE (1999) : 20e arr Paris 0-19 ans : 21,0 % 19,3 % 20 - 39 ans: 34,4% 36,0% 40 - 59 ans: : 26,9% 26,1% 60 - 74 ans: : 11,0% 11,7% 75 ans et plus : 6,7% 7,9% TAILLE MOYENNE DES MENAGES (1999) : 1,98 personnes Paris : 1,87 personnes POPULATION ACTIVE (1999) : 98 901 (8,8% du total parisien) Taux de chômage: 15% Paris: 12,0% CATEGORIES SOCIO-PROFESSIONNELLES (1990) : ( en % du total des actifs) 20e arr Paris Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 5,0% 7,0% Cadres, professions intellectuelles supérieures 20,4% 30,3% Professions intermédiaires 22,1% 21,1% Employés 30,5% 25,9% Ouvriers 0,6% 14,5% Autres 1,5% 1,1% LOGEMENT (1999) : 101 912 logements (7,7% du total parisien) CATEGORIE DE LOGEMENT (1999) 20e arr Paris Résidences principales 90 449 88,8% 1 110 912 84,0% Logements occasionnels et résidences secondaires 3 032 2,9% 75074 5,6% Logements vacants 8 431 8,3% 136 554 10,3% LOGEMENTS SOCIAUX ET INTERMEDIAIRES (en % des résidences principales) (2) 36 296 40,1% 219 028 19,7% TAILLE MOYENNE DES LOGEMENTS (1999) : 2,41 pièces Paris : 2,48 pièces Nombre de pièces 20e arr Paris 1 et 2 pièces: 58,0% 58,1% 3 pièces: 25,8% 22,2% 4 pièces et plus: 16,2% 19,6% DATE D'ACHEVEMENT DES LOGEMENTS (1999): 20e arr Paris Avant 1915: 22,4% 48,2% De 1915 à 1948: 25,9% 18,3% De 1949 à 1974: 25,3% 19,0% À partir de 1975: 26,5% 14,4% LOGEMENT AVEC CONFORT (1999) (3) 91,3 % Paris : 89,1% EMPLOI: NOMBRE D'EMPLOI (1999): 62 784 (14e rang) ; 3,8% du total parisien (1 656 036) ; +21,0% par rapport à 1990 ; Paris: -8,8% ÉQUIPEMENTS : ESPACES VERTS OUVERTS AU PUBLIC: 44 jardins, superficie totale: 269039 m2; 1,5 m2 d'espaces verts par habitant. ÉQUIPEMENTS DE GARDE POUR LA PETITE ENFANCE: 19 crèches collectives (1177 berceaux), 2 haltes-garderies (40 places), 3 crèches familiales (158 places), 5 jardins d'enfants (274 places). ÉQUIPEMENTS SCOLAIRES PUBLICS: 37 écoles maternelles, 5 654 élèves, 224 classes, 25,2 élèves par classe, 38 écoles élémentaires, 8 303 élèves, 348 clases, 23,9 élèves par classe 11 collèges: 231 classes 1 lycée général: 35 classes 1 lycée général et technologique: 43 Classes 3 lycées professionnels: 36 classes 1 lycée technologique: 21 classes 1 EREA: 15 classes 3 SEGPA: 18 classes ÉQUIPEMENTS SPORTIFS: 7 gymnases, 2 ensembles de salles de sport, 1 piscine, 2 bassins-école, 4 stades, 6 tennis, 5 terrains d'éducation physique, 5 boulodromes, 5 bains-douches, 2 centres d'animation. DEPLACEMENT: TAUX DE MOTORISATION DES MENAGES : 0,49 Paris: 0,50 (Nombre de voitures/ménage) TRANSPORT EN COMMUN: 6 lignes de métro: La Défense - Château de Vincennes (n°1), Nation - Porte Dauphine (n°2), Pont de Levallois - Gallieni (n°3), Porte des lilas - Gambetta (n°3 bis), Pont de Sèvres - Mairie de Montreuil (n°9), Châtelet - Mairie des Lilas (n°11), RER A (1) La densité brute exprime le rapport entre le nombre d'habitants de l'arrondissement et la surface totale de cet arrondissement (2) Décompte effectué par la Ville en 2001 (3) C'est-à-dire bénéficiant de la présence conjointe de deux éléments: une baignoire ou une douche, des WC intérieurs au logement. Le paysage urbain Caractérisé par un site dont la dénivelée entre le point le plus haut et le point le plus bas atteint 78 m, le 20e arrondissement est, avec une hauteur qui culmine les 140 mètres, le site le plus élevé de Paris. Le relief y est contrasté: le quartier de Charonne se caractérise par une pente graduelle assez faible du nord au sud, celui de Belleville présente un relief plus complexe combinant deux déclivités: la première, d'est en ouest, la seconde, du nord au sud. On remarque le passage du viaduc de la Petite Ceinture sur une partie de son parcours à Charonne et celui en tranchée de la rue des Pyrénées sur un grand tronçon (Belleville). Le sous-sol étant riche en gypse, des carrières ont été ouvertes dans l'arrondissement jusqu'à l'annexion de 1860. Leur exploitation a eu de répercussions parfois inattendues sur le paysage urbain. Ainsi, "l'oppidum" artificiel sur lequel repose l'ensemble résidentiel la Campagne à Paris (porte de Bagnolet) a-t-il été créé pour combler les excavations de la carrière du Père Rousset. Le 20e arrondissement était par ailleurs très riche en eau. C'est principalement sur les flancs de la colline de Belleville que le système de drainage des "Sources du Nord" a été établi. La toponymie d certaines rues est d'ailleurs là pour rappeler l'abondance des eaux qui devaient s'écouler: rue de la Mare, rue des Cascades, rue de la Cour des Noues… L'arrondissement comporte une composition monumentale importante. Elle est centrée autour de la place Gambetta où convergent l'avenue du même nom, l'avenue du Père-Lachaise, (bloquée par le mur oriental du cimetière du Père-Lachaise), la rue des Pyrénées et la rue Belgrand selon une figure en étoile. Les rues Malte-Brun et des Gâtines, du Japon, de la Chine et de la Cour des Noues consolident la figure formant un trapèze qui entoure la place centrale. Les îlots ainsi délimités sont composés d'immeuble post-haussmanniens. Une composition d'échelle plus modeste s'organise autour de la place de la Réunion. L'objectif, à sa création, était d'unir le Petit et le Grand Charonne. Progressivement enrichi, ce réseau possède toutefois une aire d'influence restreinte puisque seule la rue d'Alexandre Dumas permet une relation avec le 11e arrondissement, via le boulevard Voltaire. La rue des Orteaux (ancienne avenue Madame)constitue un élément singulier dans le paysage de l'arrondissement. Il s'agit d'une voie prenant naissance rue Bagnolet et aboutissant boulevard Davout, dont l'orientation et la rectitude rompent avec la configuration des rues environnantes. Grâce à la déclivité du site, les échappées visuelles sont nombreuses et variées: vers Paris, à partir des rues de Belleville, de Ménilmontant et du Parc de Belleville et, vers le sud, à partir de nombreux points de l'arrondissement (rue des Pyrénées, rue Pelleport ). L'église Notre-Damede- la-Croix constitue le fond de perspective de la rue Etienne-Dolet, percée à la fin du XIXe siècle. Si l'on accepte l'église de Saint-Germain-de-Charonne qui existait déjà au XIIe siècle, les principaux monuments de l'arrondissement datent de la fin du XIXe siècle. Il s'agit de l'église Notre-Dame-de-la-Croix (Ménilmontant) qui domine les rues Julien Lacroix et Etienne Dolet et des deux édifices qui modèlent la place Gambetta: la mairie et l'hôpital Tenon. Sans constituer des monuments, quelques édifices du XXe siècle n'en sont pas moins remarquables en raison de la qualité de leur architecture (le lycée Hélène Boucher et l'église Saint-Gabriel à Charonne, la caserne des sapeurs Pompiers à Ménilmontant). Les immeubles de grande hauteur sont concentrés dans les secteurs qui ont été soumis à des opérations massives de rénovation dans les années 1960-1970 (îlots insalubres n°7 et n°11, ZAC Saint-Blaise). S'y ajoutent quelques immeubles disséminés dans l'arrondissement qui sont le résultat d'opérations ponctuelles de substitution. Les plantations d'alignement qui caractérisent les percées de la deuxième moitié du XIXe siècle (rue des Pyrénées, avenue Gambetta, rue Belgrand, rue Sorbier) leur confèrent une unité malgré la diversité architecturale des constructions. On note que les voies qui limitent l'arrondissement à l'ouest (boulevards extérieurs) et au sud, (Cours de Vincennes) sont plantées sur toutes la longueur formant ainsi une longue promenade sur trois côtés. Le faible nombre et la surface réduite des parcs et squares publics qui émaillent l'arrondissement (squares Edouard Vaillant, Sarah-Bernhardt, sorbier et parc de Belleville) sont contrebalancés par la présence de l'immense réserve végétale du cimetière du Père-Lachaise et par les jardins privés, terrains de sport et squares (Séverin, Emmanuel Fleury) des îlots de la ceinture des HBM situés à la périphérie. Les densités et les statuts Des densités bâties modérées, mais présentant des contrastes importants Le 20e arrondissement figure, avec le nord du 19e, parmi les arrondissements les moins densément bâtis de Paris. Les densités y sont en effet comprises entre 1,5 et 3 en général, soit des valeurs fréquemment inférieures à celle préconisées par la réglementation. Plusieurs secteurs présentant des densités faibles - La campagne à Paris, les îlots au sud du cimetière du Père-Lachaise, le secteur de la Cité et de la Villa de l'Ermitage, plusieurs îlots dans le quartier de la Réunion…Ces secteurs correspondent en majorité à des tissus de petite échelle et font pour partie l'objet des mesures réglementaires particulières ou de projets opérationnels destinés à en protéger les spécificités. - L'est du cimetière du père Lachaise, le quartier Mare Cascades, ou encore les abords de la Campagne à Paris. Ces secteurs, composés de tissus d'adaptation progressive, présentent des potentialités d'évolution. Les densités bâties plus élevées s'observent : - À l'Est de la place de la Nation entre le cours de Vincennes, la rue des Pyrénées et la rue d'Avron. - Autour de la place Gambetta et entre la rue des Pyrénées, les rues Ménilmontant et Saint-Fargeau et l'avenue Gambetta. Ces densités plus élevées sont générées soit par des fragments de tissu haussmannien, soit par des opérations des dernières décennies, ou encore mais, plus rarement, par du tissu ancien fortement sédimenté. Les opérations publiques d'aménagement ont en général induit des densités bâties relativement modérées, hormis dans les plus anciennes (Saint-Blaise, Nouveau Belleville…) qui atteignent des valeurs parmi les plus élevées de la capitale. Enfin, la ceinture d'HBM affiche une densité particulièrement élevée contrastant avec la quasiabsence de constructions dans l'ancien territoire zonier qui la borde. Plusieurs équipements publics non bâtis (parc de Belleville, Cimetière du Père-Lachaise, réservoirs de Ménilmontant…) viennent ponctuer le territoire d'importants espaces de respiration. Des densités de surfaces habitables assez homogènes avec quelques regroupements La densité de surface d'habitation du 20e arrondissement se situe dans la moyenne parisienne comme celle des arrondissements qui l'entourent (19e et 12e), avec des valeurs comprises en général dans une fourchette de 1,5 à 3, voire plus. En dehors de quelques secteurs en particuliers, ces densités sont assez homogènes. Contrairement à certains quartiers centraux ou de l'ouest de la capitale, les secteurs de fortes densités de surfaces habitables correspondent ici à d'importantes densités bâties. Il en est particulièrement ainsi : - Des abords de la place Gambetta qui concentrent plusieurs îlots ou parcelles de densités souvent proches de 4, voire supérieur à 5 ; - De la rue des Pyrénées dont le bâti haussmannien, génère une linéaire de densités élevées sur ses rives ; - Des opérations d'aménagement les plus anciennes (Saint Blaise ou Nouveau Belleville), ou encore de certains programmes de la ZAC de la gare de Charonne, voire ponctuellement de la ZAC des Amandiers. Des surfaces d'activités plus concentrées à l'Ouest et au Sud Comme la majorité des arrondissements périphériques, le 20e présente des densités de surfaces d'activités relativement faibles, généralement inférieures à 1,5 avec un profil assez comparable à celui des 19e et 12e arrondissements. Cette densité s'atténue au fur et à mesure qu'on s'éloigne des 11e et 12e arrondissements. Ainsi, les densités les plus élevées se localisent –elles essentiellement aux franges du 11e arrondissement : à l'Ouest dans le quartier de Belleville autour du boulevard de Charonne, de la rue des Orteaux, de la rue des Pyrénées, et au Sud, au début du Cours de Vincennes. Au- delà deces franges, la densité des surfaces d'activités devient plus faible avec des parcelles ou ensembles de parcelles ne comportant aucune surface d'activité. Ces ensembles correspondent le plus souvent à des constructions récentes ou encore à certains îlots de la ceinture HBM. Dans toute la partie Est du 20e arrondissement, les densités plus élevées apparaissent de part et d'autre des principaux axes (rue Gambetta, rue des Pyrénées, rue Belgrand). Ces densités de surfaces d'activités paraissent pouvoir être rattachées à la présence de linéaires commerciaux. Au-delà de ces axes, dans les îlots, les surfaces d'activités sont plus ponctuelles, mais traduisent la permanence d'activités disséminées au coeur du tissu. La prépondérance des propriétés uniques La répartition ses statuts d'occupation du 20e arrondissement entre les deux catégories copropriétés et propriétés uniques est largement en faveur de ces dernières. Les propriétés uniques occupent en effet 67,6 % du territoire (hors voirie) contre 60 % à Paris alors que les copropriétés ne représentent que 32,4 % (40 % à Paris). Parmi les propriétés uniques, le 20e arrondissement se caractérise par: - La part très élevée des propriétés détenues par des personnes morales (26,1 %) - La proportion relativement importante des emprises d'équipements appartenant à l'Etat ou aux collectivités (34,7 %). Au niveau spatial, les propriétés appartenant à des personnes morales dominent largement le long des boulevards Maréchaux et dans la partie Nord-ouest et modérément au sud de l'arrondissement avec cependant une forte concentration au sud du quartier Saint-Fargeau, la Campagne de Paris et ses alentours où elles concernent des parcelles importantes et au sud du cimetière du Père-Lachaise. Les emprises d'équipements se trouvent au centre avec le cimetière du Père-Lachaise et l'hôpital Tenon, au sud-ouest avec le parc de Belleville et à l'Est entre la ceinture des HBM et le périphérique. Les copropriétés, dispersées dans l'arrondissement, paraissent cependant un peu plus regroupées autour des places Gambetta et Saint-Fargeau. Les tissus urbains Le 20e arrondissement , peut-être plus qu'aucun autre, présente un tissu hétérogène dû à la qualité à la fois de son relief fortement marqué et aux conditions historiques de son urbanisation. Les mutations de ce tissu résultent de l'utilisation du lotissement comme outil de transformation au XIXe siècle et XXe siècle. Elles ont été tellement rapides et anarchiques que certains secteurs où elles s'étaient déroulées ont été démolis et reconstruits dans le cadre d'opérations de rénovation urbaine durant la seconde moitié du XXe siècle ou de façon imperceptible, lors de substitutions à l'unité. Ainsi, si l'ancienne trame rurale est encore globalement perceptible et identifiable dans ses grandes divisions, elle supporte des tissus composites où les évolutions peuvent avoir eu lieu par renouvellement, surélévation, densification, extension…Si ce type de tissu est disséminé dans l'arrondissement, il semble néanmoins épargner l'ancien parc de Saint-Fargeau et, globalement, les terrains situés aux confins orientaux de l'arrondissement. Les tissus réguliers sont, quant à eux, rares et ponctuels. Ils sont limités aux abords de certaines percées post-haussmanniennes (avenue Gambetta, rue Belgrand, avenue Père-Lachaise, rue des Pyrénées) et même alors, ils ne sont pas continus. On note que ces percées ont à leur tour impulsé quelques lotissements privés d'immeubles de rapport : rue Jules Dumien, Henri Poincaré, Ernest Lefèvre, Dupont de l'Eure, du Soleil, avenue Taillade, villa Stendhal… S'ajoutent à ces ensembles de la fin du XIXe et au début du XXe siècles, des opérations récentes, comme la ZAC Saint-Blaise. Les villas, impasses et cours sont présentes en assez grand nombre. Ce sont des formations urbaines de petite échelle résultant d'opérations privées de lotissement qui se sont déroulées surtout à partir du milieu du XIXe siècle. Ces secteurs ne présentent pas obligatoirement une unité architecturale (rue Laurence Savart, villa et cité l'Ermitage, cité Leroy, passage Boudin), avec des exceptions cependant (la campagne à Paris, villa Godin, le Toit Familial…). Ces tissus représentent de petites unités urbaines dans la mesure où les découpages qui y sont proposés, sans êtres uniformes, permettent l'identification d'ensembles parcellaires cohérents. Les tissus discontinus se divisent en deux catégories : - Les compositions axées qui datent du début du XXe siècle ; l'arrondissement en comporte plusieurs, notamment rue Ménilmontant, ou rue Ernest Lefèvre. Ces ensembles annoncent les immeubles HBM avec cours ouvertes qui seront érigées sur l'emprise des anciennes fortifications de Thiers. - Les compositions libres, mises en oeuvre après la démolition des "îlots insalubres" lors de rénovation urbaine et de réalisation des ZAC de la première génération (ZAC Saint- Blaise, secteur Faucheur-Envierges…). Elles ont entraîné la disparition des tissus composites du XIXe siècle. Ces opérations se caractérisent par un effacement total de la trame parcellaire et l'implantation, indépendamment du tracé de voirie préexistant, d'immeuble constituant des ensembles de logement parfois importants. Au-delà des boulevards des Maréchaux, le système de HBM de qualité a subi un sort cruel puisque, en plus de son amputation par le périphérique et le grand échangeur de l'autoroute A3, des opérations ont été entreprises suite à la loi Lafay : porte de Vincennes, porte de Bagnolet, porte de Ménilmontant, porte des Lilas. ces opérations dites de la "zone verte" ont déjà fait l'objet de réhabilitation, voirie de destruction-substitution (cité des Fougères, cité René Fonck). La structure urbaine Les tracés de voirie principaux du 20e arrondissement se décomposent en trois ensemble. Le plus ancien est antérieur au début de l'urbanisation (1820). Il se compose de voies radiales par rapport à Paris (direction est-ouest). Ce sont les rues qui assuraient le transport de marchandises et des hommes à partir de Belleville et e Charonne (rues de Belleville, de Ménilmontant, de Bagnolet et de Montreuil) et de voies de raccord (principalement de direction nord-sud) dont les inflexions dénotent une adaptation au relief et rappellent la nature rurale du site avant son urbanisation (rue de cascade, rue de la Mare, rue des Prairies…) Par la suite, c'est à partir de ce réseau que ce sont ouverts, tout au long du XIXe siècle, dans le cadre de lotissement privés de multiples rues, passages et impasses. Ces voies n'ont pas été conçues dans un cadre organisé, prédéterminé. Enfin, le troisième est le résultat d'opérations de voirie réalisées par les pouvoirs publics selon deux logiques: - La première dans l'objectif de désenclaver l'arrondissement et de l'ouvrir sur Paris. A rue des Pyrénées constitue le segment médian de la rocade qui se prolonge dans les 12e et 19e arrondissements. Sur un premier tronçon, l'avenue Gambetta prolonge l'avenue de la République (11e arrondissement) jusqu'à la porte de Bagnolet. Dans un second tronçon, elle traverse le quartier de Saint-Fargeau et permet de rejoindre la porte des Lilas, à partir de la place Gambetta. Ces voies majeures de circulation, régies par des objectifs stratégiques, sont parfois surimposées au tissu préexistant sans tenir compte de sa composition ni de l'orientation de son parcellaire. - La seconde logique consiste à assainir les zones préalablement transformées par les lotissements privés et à mettre en cohérence le réseau. La création de ces voies de raccord et réforme intérieure s'est étendue de 1880 à 1920: prolongement de la rue des Couronnes, rue du Transvaal, rue Olivier-Métra, à Belleville, prolongement des rues de la Plaine, Planchat et Buzenval, à Charonne… Dans ses grandes divisions, l'ancienne trame rurale est encore clairement perceptible en différents points de l'arrondissement, notamment entre la rue Villiers de l'Isle-Adam et la rue Orfila (quartier de Ménilmontant), entre la rue des Cascades et la rue de la Mare (quartier de Belleville), entre la rue des Prairies et la rue de la Cour-des-Noues ou encore autour de la rue des Haies jusqu'à la rue de la plaine au sud (quartier Charonne). Ces lignes parcellaires principales, perpendiculaires aux courbes de niveau, mettent en évidence un rapport étroit entre le découpage et le relief. Initialement, il s'agit de parcelles de lanières longues et étroites dans les limites desquelles s'est opérée une grande partie des découpages liés aux lotissements, globalement perpendiculaires aux lignes précédentes. Les parcelles ainsi obtenues ont des superficies très réduites. On peut noter la conservation de l'organisation parcellaire de l'ancien village de Charonne, typique des faubourgs, grâce à une opération récente de restauration à l'identique. Le cadre urbain Le relief du 20e arrondissement, délimité par l'amorce des Buttes-Chaumont et son prolongement vers l'est sous la forme du plateau de Romainville, est générateur d'un paysage particulier qui a fortement influencé l'urbanisation et a délimité des secteurs aux identités spatiales et morphologiques distinctes. Au sud, un coteau un peu en pente et orienté vers la Seine est bloqué la brusque élévation du relief d'où émergent les frondaisons de cimetière Père-Lachaise. Une ligne de corniche délimite un territoire central aux versants plus ou moins pentus qui offrent les plus beaux points de vue sur la capitale et sur une partie de l'arrondissement. Au nord-ouest, sur un territoire au site difficile occupé autrefois par des exploitations souterraines de gypse, s'est mise en place à partir de la fin du XVIIe siècle une structure urbaine composée de lotissements que les opérations des dernières décennies ont largement fait disparaître. Enfin, à l'est sur la zone des anciennes fortifications de Thiers, l'aménagement de la ceinture verte a quitté l'attraction du périphérique pour se propager en série d'incursion dans Paris. Le 20e arrondissement est celui des voies de faubourgs les plus populaires et les plus spectaculaires de Paris –rues de Belleville,de Ménilmontant, de Bagnolet, d'Avron, qui attaquent le relief de face et procurent des vues extraordinaires sur la capitale tout en reliant en profondeur Paris à sa banlieue. Peu nombreux et en général à la périphérie de l'arrondissement, les grands tracés plantés à l'alignement, boulevard des Fermiers Généraux et cours de Vincennes assurent l'interface avec les 11e et 12e arrondissements limitrophes. Seule la place Gambetta impose à ce tissu vernaculaire une figure monumentale d'envergure, dont les segments viennent mourir en ses limites. Dans un tout autre registre, le parc de Belleville, qui met en scène les paysages proches et lointains, reste d'échelle locale tant il se trouve en retrait du réseau des grands espaces publics plantés. Les rares traces rectilignes, qu'ils aient été percés au XIXe siècle ou qu'ils soient issus de tracés anciens, mettent en évidence le caractère aléatoire de la géométrie des réseaux qu'ils enserrent, donnant naissance, là où ils se croisent, à une impressionnante diversité d'espaces publics résiduels. De même que les tracés, les édifices monumentaux sont peu présents dans l'arrondissement. Ils sont essentiellement concentrés autour et en profondeur de la composition de la place Gambetta (mairie, Hôpital Tenon). Les autres monuments sont plus modestes, souvent associés à des compositions mineures plus intimistes, à l'image des églises Saint Germai de Charonne et Notre Dame de la Croix, Saint Jean de Bosco, dans le quartier de la Réunion, se révèle par le contraste qu'elle produit dans son environnement, imputable à sa structure en béton armé. En revanche, de nombreux éléments témoignent de l'histoire du territoire dans Paris, que ce soit les regards en pierre protégeant les sources d'eau depuis le moyen-âge ou le cimetière du Père- Lachaise et le mur des Fédérés. Au premier abord, l'organisation morphologique du 20e arrondissement apparaît comme un patch work, où les tissus continus réguliers et composites se mêlent aux tissus irréguliers. Certains traits caractéristiques se dessinent tout de même. Les tissus réguliers sont rares. On les trouve le long de tracés volontaires, place Gambetta, avenues Belgrand et Gambetta, ainsi qu'en quelques segments épars, qualifiant des lieux bien précis (rues des Pyrénées, de Belleville, Jourdain, E-Dolet, Saint Blaise ou Monté Cristo). Les tissus composites peuvent être classés suivant leur localisation : une première famille autour des centres anciens, rues de faubourgs ou de villages, boulevard des Fermiers Généraux ; une seconde famille dans les territoires interstitiels, le long d'anciennes liaisons rurales entre les villages. Le tissu de petite échelle este assez marginal et très localisé. D'origine modeste (Vignoles, Ligner, Mare et cascades…), il s'agit parfois d'opérations spéculatives plus ambitieuses (campagne à Paris, rue Olivier-Métra, rue de la Duée, ou la villa Godin). Les tissus "centrés ou axés" concernent les opérations de logements sociaux du début du XXe siècle, sur la ceinture ou ailleurs, généralement respectueux du caractère urbain environnant. Les tissus discontinus sont uniformément répartis sur le territoire. Ils sont les plus représentés et sont issus dans leur grande majorité d'opérations d'urbanisme des 50 dernières années. C'est là que l'on retrouve les 40 immeubles de grande hauteur, qui sont surtout regroupés"s au sud de l'arrondissement, au nord, dans les quartiers des Couronnes. Certains forment des bâtiments repères, comme ceux qui sont implantés dans la ZAC Saint Blaise. Sur le reste du territoire, des opérations ont remplacé des tissus tardivement urbanisés sur les parcelles anciennement industrielles. Les très grands îlots ainsi transformés façonnent un paysage typique su XXe siècle, dans lequel les vues côté cour sont étonnamment profondes là où la périphérie des îlots a été reconstituée d'immeubles de grand gabarit qui enserrent des équipement de faible hauteur ou des jardins fermés. Les terrains libres sont situés principalement dans les opérations publiques d'aménagement, bas Belleville, ZAC de la porte des Lilas, ZAC de la Réunion et ses abords. Quelques opérations privées d'envergure sont à noter comme celles de la rue de la Justice, rue Pelleport ou rue des Maraîcher. Formation et histoire locale Si l'annexion consacre le rattachement administratif des communes de Belleville et de Ménilmontant à Paris, leur développement n'en n'est pas moins largement amorcé à cette époque. Belleville est la douzième ville de France en termes démographique et Charonne a vu sa population multipliée par 14,5 entre 1817 et 1856 Il s'agit principalement d'ouvriers contraints de quitter Paris en raison des travaux de modernisation entrepris dès 1830 et qui décident de s'installer dans l'est parisien où l'on propose terrains à bâtir et loyers abordables. Jusqu'à la fin du XVIIe siècle, Belleville et Charonne sont des villages représentatifs de la campagne parisienne. Ces communes ne sont pas seulement juxtaposées à Paris, mais l'ensemble vit dans une interdépendance économique : la banlieue servant de grenier à Paris et la capitale y trouvant un débouché pour ses marchandises. Ce système d'échanges interactifs explique l'extension des villages le long des rues qui prolongeaient certaines voies intra-muros (rue de Belleville, de Ménilmontant, de Montreuil, du faubourg Saint-Antoine…) sans pour autant empêcher une existence intrinsèque organisée autour de différents hameaux : Belleville, Ménilmontant, le Petit et le grand Charonne. La culture de la vigne prépondérante, celle des fruits ainsi que l'exploitation de carrières constituent l'essentiel des activités. Si les cultivateurs sont majoritaires, on trouve également des artisans et quelques bourgeois qui louent ou possèdent des maisons de campagne; En effet, en raison de leur situation exceptionnelle en ligne de crête par rapport à Paris, Charonne et Belleville sont recherchés par des parisiens aisés comme lieux de villégiature.. La situation va évoluer avec la construction de l'enceinte des Fermiers Généraux en 1786. cette nouvelle limite fiscale pousse de nombreux cabaretiers à s"expatrier à Paris et à élire domicile dans l'une ou l'autre des deux localités. Les guinguettes et les cabarets précèdent le développement progressif d'agglomérations au voisinage des barrières. Organisés selon une zone concentrique par rapport à Paris, ces nouveaux bourgs localisés en franges de la capitale, s'étendent en marge des villages. L'enceinte de Thiers confirme la tendance. Elle représente de surcroît une contrainte géographique et physique dont les effets se mesurent dans les modalités du développement urbain des communes périphériques qui sont circonscrites, d'un côté par la barrière des Fermiers Généraux, de l'autre, par l'enceinte du Thiers. Leur croissance s'est donc trouvée modifiée. On assiste, tant à Belleville qu'à Charonne, à un essor du mouvement des lotissements privés qui s'étendent par poches et qui remplissent peu à peu les espaces encore vacants. Suivant les secteurs, ces opérations présentent une superficie variée (de 1 000m2 à 5 hectares) et revêtent des caractéristiques différenciées, immeubles de rapport ou simples maisons individuelles. Elles se déroulent sans concertation aucune et dans un soucis d'économie pour les lotisseurs et les acquéreurs, avec pour conséquence la création d'ensemble plus ou moins rattachés les uns aux autres et un état d'insalubrité quasi généralisé. Ce mode de croissance est en effet dicté par la nécessité de loger une population ouvrière de plus en plus nombreuse, dépourvue de moyens financiers importants. Outre la production de logements, les lotissements accueillent une petite industrie et de nombreux commerces. Néanmoins, ils sont sous équipés: aucune école, aucun équipement public d'accompagnement ne sont programmés. Ce sont les pouvoirs publics, agissant en aval, qui procèdent à des travaux d'accommodations. Cette répartition tacite des tâches entre secteur privé (chargé d'assumer l'habitat ouvrier) et secteur public (chargé de l'équipement et de l'assainissement des zones sommairement urbanisées) se continue après l'annexion. L'intégration réelle à Paris du 20 arrondissement ne commence, en effet, que vers 1880. L'haussmannisation ne le touchera quasiment pas, seule la rue des Pyrénées date de cette époque. Bien que prévues dans un décret de 1862, les percées stratégiques qui désenclavent l'arrondissement ne seront réalisées que sous la Troisième République. La marge de manoeuvre des pouvoirs publics est néanmoins réduite et les constats de l'époque sont unanimes : l'insalubrité ronge de nombreux secteurs de l'arrondissement. Deux îlots insalubres (îlot 7, Belleville et îlot 11, Père-Lachaise) sont ainsi identifiés. Les premières procédures d'expropriation sont mises en oeuvre à partir de 1920 et de nombreux projets sont proposés, notamment dans l'entre-deux-guerres. Il faudra attendre la fin des années 50, cependant, pour que les principes de la reconstruction soient approuvés; il s'agit de plans d'aménagement d'ensembles régis par les principes hérités de l'urbanisme moderne. La reconstruction suivant ces principes est remise en cause à la fin des années 70. l'aménagement des îlots insalubres 7 et 11 s'achève sous la forme de ZAC dénommées respectivement Bisson-Palikon et les Amendiers. La même procédure est appliquée au secteur des rues de la Réunion, des Vignoles et des Haies (îlot sensible) dans le cadre de la ZAC Réunion (début 1990) Au milieu des années 90, sous la pression des habitants notamment, la ZAC Ramponeau- Belleville, autre secteur désigné à la reconstruction, est abandonnée au profit d'une démarche plus soucieuse de l'architecture existante. En effet, in consensus s'est aujourd'hui établi sur la valeur de l'architecture et du tissu faubouriens et sur la nécessité de procéder à la protection de ce patrimoine fragile. Le logement Le 20e arrondissement compte 101900 logements d'après le recensement de 1999, soit 7,7 % de l'ensemble des logements parisiens. La grande majorité des logements sont des résidences principales c'est-à-dire occupés la plus grande partie de l'année (89 % au lieu de 84 % à Paris). Les autres sont vacants (8 % au lieu de 10 % à Paris) ou utilisés comme résidences secondaires ou logement occasionnels (3 % au lieu de 6 % à Paris). Globalement, la proportion de logements vides ou rarement utilisés est moins élevée dans le 20e que dans l'ensemble de Paris. Concernant le statut d'occupation des résidences principales, on note la part importante des locataires HLM, l'une des plus élevée de Paris (34 % contre 17 % à Paris e moyenne). En revanche, même si le poids est important, les locataires du secteur privé sont sous-représentés (35 % contre 48 % à Paris) de même que les propriétaires occupants (24 % au lieu de 30 % à Paris). Autre caractéristique majeure : la part de logements construits de 1975 à 1999 est particulièrement élevée dans l'arrondissement (27 % contre 14 % à Paris). Plus du quart des logements construits depuis 1975 Avec 27000 logements construits depuis 25 ans (1975-1999), le 20e est l'un des arrondissements où l'on a le plus construit récemment. Ces constructions ont concerné la quasi totalité des îlots de l'arrondissement à l'exception de ceux situés entre les boulevards des Maréchaux et le boulevard périphérique. Les opérations publiques d'aménagement ont fortement contribué aux constructions de cette période. On les retrouve en nombre dans la ZAC Saint-Blaise, la ZAC des Amandiers, les différents secteurs opérationnels de Belleville, la ZAC de la gare de Charonne, la ZAC de la Réunion, ou encore dans les multiples secteurs opérationnels conduits sous forme de DUP. À ces programmes s'ajoute de nombreuses réalisations conduites par les opérateurs privés et les bailleurs sociaux, qui touchent de nombreux îlots en dehors des opérations publiques. Une des plus fortes proportions d'habitat social de la capitale L'analyse de la composition de l'habitat du 20e arrondissement fait apparaître, comme, dans les 19e 13 arrondissements, une forte représentation de l'habitat social. La part des résidences principale gérée par des bailleurs sociaux s'élève à 36 300 logements soit plus de 40 % du parc. Parmi ceux-ci, on estime actuellement à 24 870 le nombre de logements susceptibles d'être compatibles avec les critères retenus par la loi SRU pour définir le logement social, soit 27,5 % du parc des résidences principales. Ce chiffre est l'un des plus élevés de la capitale. La construction sociale se concentre sur deux grandes périodes : - L'entre-deux-guerres, essentiellement au niveau des programmes d'HBM de la ceinture - Les trois dernières décennies à l'intérieur de l'arrondissement au niveau des opérations publiques et dans le diffus. Ainsi le logement social prédomine : - À l'est de l'arrondissement entre les boulevards des Maréchaux et le boulevard périphérique où il est quasi exclusif de tout autre type d'habitat (ceinture HBM essentiellement), - Dans les opérations publiques d'aménagement les plus anciennes : Saint Blaise, Belleville, Amandiers. La mixité social-privé est plus présente dans les îlots où les sociétés de constructions d'HLM sont intervenues. Ces constructions ont pris place dans le tissu diffus, sous forme de programmes plus ou moins importants. Enfin, les tissus exempts de constructions à caractère social correspondent à tout le secteur entourant la place Gambetta et s'étendent jusqu'au boulevard Mortier, incluant "la Campagne à Paris" et ses abords. Des ensembles immobiliers importants ont déjà fait l'objet d'interventions lourdes de requalification : la cité Fougères, la cité Bouvier. D'autres sont engagées, ou à l'étude dans le cadre des secteurs de la Politique de la ville notamment dans le quartier Belleville, Ménilmontant et plus récemment, ZAC Saint-Blaise. Une forte proportion de petits logements La taille moyenne des logements du 20e arrondissement se situe légèrement en dessous de la moyenne parisienne (2,44 pièces par résidence principale au lieu de 2,52 à Paris). La part des logements de taille moyenne (2 et 3 pièces) est l'une des plus élevées de Paris (61 % au lieu de 55 % à Paris) ; par contre les logements de 5 pièces et plus, sont faiblement représentés (5 % au lieu de 9 % à Paris). Signe d'une forte occupation des logements, le nombre moyen de pièces par personne est inférieur à la moyenne parisienne (1,21 au lieu de 1,32) et figure parmi les moins élevés des 20 arrondissements. Concernant la taille des logements, le 20e arrondissement peut être partagé en deux parties : une moitié ouest dominée par les logements de petites tailles et une moitié est, le long de la bordure périphérique, où les logements – en grande partie récents – sont plus grands. Plus précisément, les fortes proportions de petits logements ressortent le long de certaines voies anciennes comme la rue du Belleville ou encore le quartier de la Réunion, le quartier Mare-Cascades et autour de la rue Etienne Marey, au nord-ouest de la campagne à Paris. La persistance d'un taux élevé d'inconfort dans les logements anciens Sur le plan du confort intérieur des logements, le 20e présente – comme d'autres arrondissements périphériques de l'est et du sud parisien – une situation d'ensemble plutôt bonne. Selon le recensement de 1999, la part des logements dépourvus de WC intérieurs et-ou de baignoire ou de douche est inférieure à la moyenne parisienne (7,7 % au lieu de 10,0 % à Paris). Le taux d'inconfort a d'ailleurs diminué de moitié de 1990 à 1999 (de 15,9 % à 7,7 %) soit plus rapidement qu'au niveau parisien (de 17,1 % à10,0 %). Les constructions récentes contribuent à cette baisse sensible, en même temps que la réhabilitation. Plusieurs secteurs restent cependant marqués par un taux de plus de 20 % de logements anciens sans confort : - Les abords de la place de la Réunion, secteur qui fait actuellement l'objet d'un projet d'OPAH. - Le Nord-ouest de l'arrondissement en limite du 11e, dans le quartier de Belleville. Ses secteurs de tissu anciens de faubourg sont caractérisés par la présence d'un nombre élevé de petits logements. Des actions du type opérations programmées de l'amélioration de l'habitat sont en cours ou, en voie d'être engagées sur ces secteurs et le quartier de Belleville est inclus dans un périmètre d'action " Politique de la Ville". Ponctuellement, quelques autres poches d'inconfort apparaissent: - Des îlots situés entre l'avenue de la porte de Vincennes et la rue de Lagny comportant différents programmes de logements sociaux anciens. - Aux abords du boulevard de Charonne dans les îlots bordant la rue des Grands Champs et la rue de Lagny. - Entre la rue Borego et la rue Saint-Fargeau à l'est de la rue Haxo; En outre, toute la partie ouest de l'arrondissement conserve, indépendamment des secteurs déjà cités des taux d'inconfort des logements anciens élevés (supérieurs à 10 %). Enfin, près de 120 immeubles "en mauvais état" regroupés e particulier dans le quartier de Belleville ont été recensés dans le cadre d'un travail effectué début 2001 par l'APUR, à partir du recoupement de différents fichiers, à la demande de la préfecture de Paris. La population Le 20e arrondissement compte 183 093 habitants en 1999, soit 8,6 % de la population parisienne. Cet arrondissement, le troisième de Paris en effectif de population, a connu une relative stabilité du nombre de ses habitants entre 1990 et 1999. En 1999, le 20e est le seul arrondissement, avec le 19e, dont la part des moins de 20 ans est supérieure à 20 %, 21 % exactement (18 % pour paris). Ce taux élevé s'accompagne d'un poids relatif des 40–59 ans légèrement supérieur à la moyenne (et en nette croissance depuis 1990). La part des 20-39 ans et des personnes de plus de 60 ans ou plus est en revanche inférieures aux moyennes observées dans le total des vingt arrondissement. La taille moyenne des ménages du 20e arrondissement (1,98 personnes soit la troisième parmi les plus élevées de Paris) est supérieure à la moyenne de Paris (1,87 personnes). Le profil familial de la population explique ce chiffre moyen. Les parts de ménages de trois, cinq ou six personnes ou plus sont parmi les plus fortes de la capitale en 1999 tandis que le poids des ménages des personnes isolées est le plus faible. La taille élevée des ménages rapprochée d'une taille moyenne des logements où dominent les deux ou trois pièces de faible superficie, expliquent, pour partie, la contradiction apparente entre une densité bâtie relativement modérée et des densités de population importantes, la faible part de l'activité étant un autre facteur d'explication. Des secteurs à densités élevées Le 20e arrondissement a une densité résidentielle brute de 306 hab/ha (244 hab/ha à Paris) ce qui en fait le quatrième arrondissement le plus densément peuplé malgré la présence du cimetière du Père-Lachaise et de grandes emprises d'équipements publics le long des boulevards des Maréchaux. On observe trois noyaux de densités très élevées : - Le premier correspond au quartier de Belleville, au nord-ouest de l'arrondissement, où la densité de population est, pour une majorité d'îlots, comprises entre 750 et plus de 1000 hab/ha. Ces fortes densités, dans ce secteur à la densité bâtie plutôt moyenne, peuvent s'expliquer par une possible sur-occupation des logements dans une morphologie de tissu faubourien. - La deuxième zone est constituée de la ceinture des bâtiments de type HBM construits le long des boulevards des Maréchaux en lisière du boulevard périphérique. - Un troisième secteur, entre la rue des Pyrénées et le boulevard Davout, limité au nord par la rue de Vitruve et au sud par la rue d'Avron, est constitué d'îlots où l'on mesure des densités majoritairement supérieures à 750hab/ha et souvent 1000 hab/ha. Il s'agit essentiellement d'immeubles sociaux construits dans les années 1960 et 1970, notamment de la ZAC de Saint Blaise. Le reste de l'arrondissement, à l'exception de quelques îlots plus isolés dont les densités restent comprise entre 750 et 1000 hab/ha, présente une densité moyenne comprise entre 250 et 500 hab/ha, avec des minima atteints par exemple dans le tissu de maisons individuelles de la Campagne de Paris. Une légère baisse des effectifs démographiques entre 1990 et 1999 succédant à une forte hausse entre 1982 et 1990 Le 20e arrondissement, qui a subi de façon modérée le mouvement de dépopulation parisien des années 1960 et 1970, a connu un regain de ses effectifs démographiques entre 1982 et 1990 (+ 12 000 habitants) grâce à la livraison des logements de grandes opérations publiques. La période 1990-1999 a été marquée par le retour à une baisse, relativement modérée il est vrai : -0,8 % en neuf ans (soit 1 500 personnes), contre –1,4 % à Paris. Cette baisse se rattache à une diminution de la taille moyenne des ménages (identique à celle de Paris) et à la disparition de certaines populations hors ménage (-500 personnes), comme celle auparavant recensée dans la caserne Mortier. Ces baisses interviennent alors même que le nombre de ménages augmentait globalement dans l'arrondissement. Les hausses ou baisses de la population les plus fortes correspondent souvent à des étapes de démolition ou de livraison de logements dans les opérations publiques. Ainsi, à la limite avec le 11e arrondissement, de fortes croissances (supérieures à 20 %) ont été observées entre 1990 et 1999 en bas du parc de Belleville et Ramponeau ont connu une baisse de population supérieure à 20 %. De la même façon, les îlots des rues de la Mare et des Cascades, comme ceux entourant la rue du Surmelin ou encore ceux donnant sur la rue Duris ont connu des hausses dépassant également 20 % liées à la livraison de logements. Par ailleurs, un vaste secteur du nord de l'arrondissement, compris entre l'avenue Gambetta et les rues Borrégo, des Tourelles, Boyer et de l'Ermitage, connaît une diminution assez systématique de ses effectifs démographiques. La situation est un peu moins contractée dans la moitié sud de l'arrondissement, avec néanmoins, des pertes de population le long du boulevard de Charonne, au croisement de la rue des Pyrénées et de la rue de Bagnolet. Dans les îlots denses du secteur de Saint Blaise ainsi que sur le territoire de la ZAC Réunion et de ses abords. Le reste des îlots connaît une certaine stabilité. Un profil nettement dominé par les catégories socioprofessionnelles modestes Les actifs regroupent 64 % de la population de 15 ans ou plus contre 61 % à Paris. Parmi ces actifs, près de 15 % sont au chômage en 1999 (Paris 12 %), soit un des taux de chômage les plus élevés de Paris. Pareillement, la part des salariés précaires, en nette croissance depuis 1990, est relativement forte, 16 % contre 14 % dans l'ensemble de la capitale. Ces données partielles du recensement de 1999 confirment le profil esquissé en 1990 par les données sur les catégories socioprofessionnelles. Les parts des ouvriers et des employés étaient les plus fortes de la capitale alors que celles des cadres, artisans, commerçants et chefs d'entreprise se situaient parmi les plus faibles. Dans certains secteurs, les employés et les ouvriers représentaient souvent plus de 50 % de la population active notamment dans les secteurs de Belleville, des Amandiers, de la Réunion et le long des boulevards des Maréchaux. Les îlots situés au nord de l'avenue de Gambetta, ceux longeant le nord de la rue de Bagnolet au sud du Père-Lachaise et les îlots au nord du cours de Vincennes affichaient une plus grande mixité. Quelques îlots du secteur de la Campagne à Paris ou localisés entre la rue des Grands Champs et la rue Lagny, se caractérisaient par une dominante des chefs d'entreprises, cadres et professions liées aux types de logements que l'on rencontre dans ces secteurs, habitat individuel dans le premier, habitat collectif privé de plus grands logements de "standing" dans le second. Le taux de chômage reste parmi les plus forts de la capitale Le 20e arrondissement affiche un des taux de chômage les plus élevés de Paris (15 % contre 12 % pour la moyenne parisienne). Les jeunes de moins de 25 ans apparaissent particulièrement touchés par le chômage. Les taux les plus élevés se trouvent dans le quartier de Belleville et le territoire de l'arrondissement situé entre les boulevards des Maréchaux et le boulevard périphérique : - Pour le quartier de Belleville, les secteurs présentant des taux supérieurs à 15 % et fréquemment à plus de 20 % sont dominants. Seul un ensemble d'îlots situé entre la rue des Couronnes, le rue Julien Lacroix et la rue des Maronites a un taux de chômage inférieur (de 8 à 11 %). - Pour le secteur compris entre les boulevards des Maréchaux et le périphérique, les groupes d'îlots où les taux sont supérieurs à 20 % sont moins nombreux. Ils sont, pour les uns, situés entre le boulevard des Mortier, la rue Vidal de la Blacha, la rue le Vau et la rue Dulaure, et pour les autres, au nord de la porte de Montreuil. Ces îlots accueillent, pour la plupart, des ensembles de logements sociaux. Le reste de l'arrondissement présente majoritairement des taux de chômage compris entre 11 % et 15 %, à l'exception du nord-est de la porte de Montreuil où les taux sont compris entre 15 % et 19 %. Seuls, quelques secteurs situés à l'ouest de l'avenue Gambetta et au sud de la rue d'Avron connaissent des niveaux de chômage inférieurs, compris entre 8 % et 11 % aux endroits où l'on rencontrait en 1990 les rares dominantes de catégories socioprofessionnelles chefs d'entreprises, cadres et professions libérales. La mixité Un arrondissement à très forte dominante d'habitat À l'échelle de Paris, le 20e fait partie des arrondissements périphériques les plus résidentiels. Il prolonge ainsi les tissus de l'est du 11e où la dominante habitat apparaît déjà très affirmée. Mais à la différence de la majorité des arrondissements périphériques où la mixité d'occupation est souvent présente, le 20e arrondissement est celui où cette caractéristique est la moins développée. Toutefois, quelques îlots situés aux alentours de la place de la Nation et le long du cours de Vincennes témoignent d'une occupation mixte en raison probablement de la présence de grandes surfaces commerciales (le Printemps, Darty, Castorama) et de lycées (Maurice Ravel et Hélène Boucher).L'est de la place Gambetta, lieu de centralité locale de cet arrondissement, est également caractérisé par certaine mixité d'occupation. Enfin, les îlots situés au carrefour des rues de Pyrénées - Ménilmontant ainsi que celui où est implanté l'Hospice Debrousse présentent eux aussi une occupation mixte. La dominante habitat observée dans cet arrondissement suit généralement les fortes densités de population comme c'est le cas à Belleville Ménilmontant, à Saint-Fargeau ou sur les boulevards des Maréchaux. Enfin, quelques îlots à dominante d'emploi ponctuent ce territoire comme celui situé au nord-est du cimetière du Père-Lachaise qui accueille la Poste ou ceux localisés à l'est entre la rue des Maraîchers, le passage à Lagny et la rue du Général Niessel. Les activités Un poids économique modeste, cependant en augmentation La place des activités économiques, appréciée à travers le nombre d'emplois, apparaît relativement modeste dans le 20e par comparaison avec d'autres arrondissements périphériques. D'après le recensement de 1999, 62 800 emplois sont localisés dans l'arrondissement, soit 4 % du total des emplois exercés à Paris. Le 20e compte seulement 0,6 emploi pour 1,0 résident actif (Paris : 1,5 emplois pour 1,0 résident actif). Mais il faut noter que le nombre d'emploi augmente dans le 20e de 1990 à 1999 (+21 %) alors qu'il diminue à Paris (-9 %). Cette croissance récente de l'emploi (+10 000 emplois en neuf ans) reste cependant mal expliquée, car elle ne se relie pas à des réalisations immobilières identifiées. D"après l'Enquête Régionale sur l'Emploi de 1998, les traits spécifiques de l'économie de l'arrondissement résident, dans la présence importante de sociétés de nettoyage, d'organismes d'action sociale et d'entreprises de construction et de manufacture. Des densités d'emplois modérées excepté aux abords de la place Gambetta Les densités d'emplois les plus faibles (moins de 100 salariés à l'hectare) concernent la plus grande partie du territoire dans l'arrondissement tandis que la densité la plus forte (plus de 500 emplois salarié à l'hectare) sont pratiquement limitées à l'environnement de la Place Gambetta (Hôpital Tenon, Mairie d'arrondissement…). La prééminence de la fonction résidentielle dans l'arrondissement est donc bien mise en évidence même si de nombreux îlots dispersés dans l'arrondissement atteignent une densité d'emploi moyenne, comprise entre 100 et 500 emplois à l'hectare, signe d'une présence économique liée à un tissu de petites entreprises, de services, d'équipements publics et de commerces. Un tissu commercial souvent dominé par les grandes surfaces Le 20e compte de nombreuses concentrations commerciales situées sur des axes tels que la rue d'Avron, la rue des Pyrénées, la rue de Ménilmontant, le cours de Vincennes…Le nombre de commerces alimentaires (2,4 pour 1 000 habitants) est l'un des plus bas de la capitale (moyenne Paris : 3,3 pour 1 000 habitants) ; mais le quadrillage de l'arrondissement par les grandes surfaces alimentaires, d'avantage présentes dans le 20e que dans les autres arrondissements périphériques, compense ce phénomène. Le cours de Vincennes et le boulevard de Charonne constituent un premier pôle commercial important, notamment pour l'équipement de la maison et de la personne avec un grand magasin (Printemps) et de grandes surfaces comme Darty, Monoprix, Castorama et Cuir Center. La rue des Pyrénées et la place Gambetta forment un deuxième pôle, dominé par le commerce alimentaire et les cafés-restaurants. Les abords de la place Paul Signac et de la Place Saint Fargeau concentrent aussi des commerces de proximité. Les autres axes correspondent à d'anciennes rues de faubourg, comme la rue d'Avron, la rue de Belleville, la rue de Ménilmontant, la rue de Bagnolet, marquées par la continuité de leurs activités commerciales. Les équipements publics De multiples espaces verts de tailles moyennes Avec une superficie d'espaces verts de 296 000 m2 répartis en quarante jardins, le XXe arrondissement dispose de 1,5 m2 d'espaces verts par habitant (Paris : 2,3 m2 hors bois). Les espaces verts sont assez bien répartis dans tout l'arrondissement, même si leur surface est inégale. Le parc de Belleville, situé au nord-ouest, est avec 36 000 m2 l'espace vert le plus important de l'arrondissement. On note également, la présence de nombreux jardins et squares de quartier, dont les plus importants sont les squares Emmanuel Fleury (23 368 m2) et Séverine (23 897 m2). L'extension du jardin de la ZAC Réunion et la création d'un petit jardin rue de la Cloche sont d'ores et déjà prévues pour mieux compléter la desserte des habitants. Un large éventail d"équipements sportifs surtout concentrés à l'est de l'arrondissement Le 20e arrondissement dispose de trente-quatre équipements sportifs présentant un large éventail de pratiques (sept gymnases, deux salles de sport, une piscine et deux bassins d'école, six tennis, cinq TEP, cinq boulodromes, quatre stades et deux centres d'animation). La majorité des équipements est concentrée à la périphérie est l'arrondissement, entre le boulevard des Maréchaux et le boulevard périphérique. On y dénombre cinq centres sportifs : le centre de la porte de Bagnolet (terrains de tennis et stade), le centre Louis Lumière (stade, terrains de tennis, gymnase, bassin d'école et boulodrome), le centre Davout (terrain d'éducation physique, boulodrome et terrains de tennis), le centre Docteur Déjerine (stade, terrains de tennis et boulodrome) et enfin le centre Maryse Hilsz (stade et gymnase) Le reste de l'arrondissement est équipé majoritairement de gymnase, de salles de sport et de terrains d'éducation physique. Plusieurs équipements sont à l'étude notamment dans les opérations d'aménagement pour venir compléter cette armature (gymnase, centre d'animation). Des équipements, pour la petite enfance, inégalement répartis Le 20e arrondissement compte vingt-neuf équipements de garde pour la petite enfance. L'arrondissement dispose de dix-neuf crèche collectives (1 177 berceaux) de deux haltesgarderies (40 places) l'une rue Hahn et l'autre rue du Retrait, de trois crèches familiales (158 places) et de cinq jardins d'enfants (274 places) dont la majorité se situe à l'est de l'arrondissement, entre les boulevards des Maréchaux et le boulevard périphérique. Ces équipements sont équitablement répartis sur le territoire, à l'exception de deux secteurs, moins favorisés : autour de la place et de l'avenue Gambetta ainsi qu'à l'extrême sud-ouest de l'arrondissement. Or, ces quartiers concentrent une part de la population des 0–2 ans assez élevée (entre 3 et 6 %). Des besoins en équipement scolaires persistants Le 20e arrondissement compte trente-sept écoles maternelles (224 classes dont 23 en ZEP), trente-huit école élémentaire (348 classes dont 23 classes en ZEP). Dans le secondaire, le 20e dispose de onze collèges généraux (231 classes un lycée général (35 classes), un lycée général et technologique (43 classes), trois lycée professionnels (36 classes), un lycée technologique (21 classes), un EREA (15 classes) et trois SEGPA (18 classes). On note une concentration d'établissements scolaires au nord-ouest de l'arrondissement qui rassemble un nombre important d'écoles maternelles et élémentaires et de collèges classés majoritairement classés en Zone d'Education Prioritaire. Les lycées présents dans ce secteur sont uniquement des lycées professionnels. Les lycées d'enseignement général sont situés au sud de l'arrondissement, cours de Vincennes : Hélène Boucher et Maurice Ravel. La demande en équipements scolaires reste soutenue dans le 20e arrondissement notamment pour accompagner les programmes des opérations nouvelles. De nouvelles écoles ou des extensions d'établissements existants sont ainsi prévues dans le bas Belleville ou dans le quartier Briançon. D'autres besoins liés à la suppression de bâtiments provisoires (Tourelles, Eupatoria). Enfin, dans le domaine de l'enseignement secondaire des possibilités doivent être recherchées pour tendre vers une limitation des effectifs des collèges à six cent élèves maximum dans les secteurs sensibles. Les déplacements Un réseau de voirie équilibré et un peu marqué par le transit Hormis le cours de Vincennes, l'avenue Gambetta et la rue Belgrand qui continuent d'accueillir un important trafic de transit, le bon étagement des voies principales, secondaires et de desserte limite considérablement les dysfonctionnements du réseau de voirie de l'arrondissement. Ainsi, le fil rouge de la rue des Pyrénées, la rue de Ménilmontant, la rue Bagnolet et la rue d'Avron structurent les quartiers sans les transpercer. De la même façon, la rue de Belleville et l'ensemble des fermiers généraux, avec le maillage serré de voies locales qu'ils desservent, accueillent aussi bien la vie locale que les déplacements. Ils effacent les limites d'arrondissement pour être les centres de quartiers qu'ils animent. Le cours de Vincennes, par contre, n'effectue pas cette synthèse et reste une large coupure écrasée par la circulation de transit, bordé de contre-allées où se concentre la vie locale. Le tissu de faubourg, très ancien, est aussi composé de voies de desserte locale très isolées, d'impasses ou de rues piétonnes dont le relief vient augmenter la tranquillité. On trouve dans l'arrondissement la rue la plus pentue de paris (la rue Gasnier Guy) et les rues parmi les plus étroites de la capitale. Des voies de desserte locale comme la rue Vitruve, la rue Haxo ou la rue des Couronnes offrent des itinéraires lisibles pour tous les types de déplacements sans être trop sollicitées par la circulation automobile. À la périphérie, la relative densité des habitations le long des boulevards des Maréchaux permet le cumul de la circulation, trop importante, avec la vie locale. Les Maréchaux sont aussi bien distribués par un système fourni de voies arrières et par de nombreuses liaisons, piétonnes, locales ou secondaires avec les communes avoisinantes. Par contre, le périphérique, quasiment nulle part enterré, est rendu encore plus présent par les échangeurs surdimensionnés de la porte de Bagnolet, de la porte de Montreuil, de la porte des Lilas et de la porte de Vincennes. Un arrondissement longé plus qu'irrigué par les transports en commun Desservi par près de 7 lignes de métro (1, 2, 3, 3bis, 7bis, en périphérie, 9 et 11) et le RER A au pôle d'échange de Nation, l'arrondissement semble bien alimenté par les transports en commun. Cette première approche doit pourtant être nuancée : les lignes 3bis, 7bis et 11, les plus courtes du réseau, imposent de nombreuses correspondances pour quasiment toute destination régionale ou en rive gauche. De fait, avec les lignes 3, 3bis et 9 il n'y a que cinq stations à l'intérieur d'un arrondissement de près de 600ha que le métro longe plus qu'il n'irrigue. La carte couverture à 400m fait en outre apparaître deux très large lacunes, toutes situées dans des quartiers densément habités. Aucun projet de transport lourd, hormis un hypothétique transport en site propre sur la ligne de petite ceinture, qui traverse les deux zones, n'est pour l'instant programmé pour y remédier. À cette faible couverture en transports lourds, s'ajoute un réseau de lignes de bus relativement tenu dans le 20e arrondissement comparativement au reste de la Ville. Seules les lignes 60 et 26, en rocade, et 96, radiale, pallient efficacement la faible desserte en transports lourds ; elles sont d'ailleurs intégrées au réseau mobilien. Les lignes 61, 69 (en doublon avec le 61 76 et 86 complètent suffisamment ce réseau peu lié aux communes limitrophes et qui laisse de larges secteurs non desservis (autour des métros Belleville ou Avron par exemple). Sur la couronne, seule la porte des Lilas est un important terminus de lignes de banlieue. Les autres portes ont vu leurs terminus reportés en fin de ligne lors des prolongements à Gallieni (ligne 3) et à la Mairie de Montreuil (ligne 9). Avec sa couronne densément habitée et sa faible desserte en transport en commun, le 20e arrondissement démontre l'intérêt d'une desserte supplémentaire en rocade comme le tramway sur les Maréchaux. Un stationnement de surface excédentaire et essentiellement gratuit En 1994, l'offre de stationnement sur la voirie du 20e arrondissement était estimée à environ 16 500 places sans compter les livraisons. Avec seulement 3 000 places payantes, soit moins d'une place sur cinq, l'arrondissement est celui qui offre la plus faible proportion. Ces places payantes sont principalement situées le long des axes principaux et autour de la place Gambetta. La faible entreprise du stationnement payant et l'absence de parcs de stationnement s'expliquent par le peu de concentration d'activités, le caractère majoritairement résidentiel et le bon équilibre du stationnement privé de l'arrondissement. En effet, avec un parc estimé à environ 44 000 voitures privées et la présence, due à de multiples opérations de rénovations, de plus de 32 000 emplacements de stationnement privé, le solde de 12 000 voitures sans garages est entièrement compensé par l'offre sur la voirie. Cette situation est stable depuis 1990 puisque le taux d'équipement de 44,29 % des ménages en 1999 (contre 44,55 % en moyenne sur Paris) n'a pas augmenté dans la période inter censitaire. Cet équilibre global masque pourtant des disparités. Le taux de stationnement illicite la nuit est particulièrement élevé dans les quartiers de Belleville et Saint-Fargeau avec plus de 18 %. Ceci peut être expliqué de différentes façons : - La répression du stationnement illicite est plus faible dans les quartiers où le stationnement est gratuit, - Il subsiste dans ces quartiers des fortes concentrations de logements anciens, comme le bas de Belleville ou autour de la Campagne de Paris, - Enfin et surtout, il semble que les très grands parkings privés réalisés à l'occasion des opérations de rénovation sont peu attractifs, leur taille est génératrice d'un sentiment d'insécurité et leurs multiples niveaux compliquent l'accès. Le stationnement sur voirie étant gratuit, il est parfois plus attractif qu'un emplacement réservé mais ma situé. Des aménagements pour le vélo uniquement en périphérie de l'arrondissement Aucune piste cyclable ne traverse le 20e arrondissement. Seule une desserte en périphérie est assurée, tout le long des fermiers généraux d'une part, et en rocade de Paris sur les boulevards des Maréchaux ou sur leurs voies arrières d'autre part. Si le relief peut rendre certaines rues peu attractives pour de tels aménagements, comme la rue de Belleville ou la rue de Ménilmontant, de nombreux itinéraires lisibles et à flanc de coteau comme la rue Haxo ou relativement peu pentus comme la rue des Pyrénées permettraient de mieux structurer le réseau cyclable de l'arrondissement. Une amorce de réseau de quartiers tranquilles Deux quartiers tranquille ont été réalisés dans le 20e arrondissement. L'aménagement des espaces publics du quartier Mare-Cascades, où se mêlent rénovation et réhabilitation, accentue son caractère par des entrées signalées et des ralentisseurs. La limitation de la vitesse dans le haut de la rue de Couronnes a en outre significativement diminué le nombre d'accidents. Dans le q